L’ingénierie civile au service de l’humain.
Un projet c’est l’histoire d’une vie et celle-ci comporte des phases séquentielles et des étapes clés, comme l’émergence, la croissance et la maturité, qui demandent un engagement et des ressources qui évoluent constamment.
L’ergonomie de quoi s’agit-il ?
Le but de l’ergonomie dans une construction notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics est d’adapter le travail à l’homme et non l’inverse. Cela s’applique à la fois aux travailleurs qui construisent l’ouvrage et aux futurs utilisateurs de la construction achevée (voir l’ergonomie d’usage et de conception).
L’ergonomie poursuit une double finalité indissociable :
1. Amélioration des conditions de travail et de la santé
L’objectif principal est de préserver la santé physique et mentale des opérateurs et des usagers.
- Prévention des Risques Professionnels :
- Réduction des troubles musculosquelettiques : En adaptant les outils, les équipements, les gestes et les postures.
- Sécurité et réduction des accidents : En concevant des postes de travail et un environnement de chantier (ou des installations futures) qui minimisent les dangers.
- Optimisation du Confort :
- Améliorer les facteurs environnementaux tels que la luminosité (éviter l’éblouissement), le niveau sonore (réduire les nuisances) et les contraintes thermiques sur le chantier.
- Assurer le confort des futurs occupants du bâtiment (acoustique, thermique, qualité de l’air).
2. Augmentation de l’efficacité et de la qualité
En concevant des situations de travail plus adaptées, on améliore la performance globale d’un projet et de l’ouvrage.
Productivité et efficacité :
Un poste de travail ergonomique permet aux travailleurs d’être plus efficaces, de réduire les pertes de temps et d’éviter les erreurs de conception ou d’exécution.
Tout commence par là !
*La conception.

Au delà d’une bonne ergonomie, on intègre à un bâtiment/ouvrage une sécurité optimale.
Nous avons tous déjà vu des structure s'effondrer à cause d'une catastrophe naturelle ou d'une mauvaise analyse de structure lors de la conception.
La sécurité dans un ouvrage est la garantie que la structure remplira sa fonction sans risque inacceptable pour les usagers, tout au long de sa durée de vie utile. Un défaut de structure est caractérisé par une non-conformité critique affectant la capacité portante ou la stabilité d’un élément essentiel (fondations, poteaux, poutres) par rapport aux normes et aux exigences de conception, mettant ainsi en péril l’intégrité de la construction.
Le premier axe de danger majeur est que ces défauts, qu’ils proviennent d’une erreur de calcul ou d’une mauvaise exécution, peuvent entraîner des effondrements partiels ou totaux. Ces ruines sont souvent la conséquence de faiblesses intrinsèques, telles qu’un ferraillage mal positionné, un béton sous-dosé, ou un dimensionnement initial insuffisant des éléments porteurs.
Ces catastrophes illustrent dramatiquement l’impératif d’une conception rigoureuse et de la qualité zéro défaut dans le BTP. Pour garantir la sécurité et prévenir ces défaillances, la méthode de correction doit être appliquée dès l’amont du projet, c’est-à-dire à la phase de conception.
Elle s’articule autour de l’application systématique des Eurocodes et des règles parasismiques pour le dimensionnement structurel. Cette approche intègre désormais la Modélisation BIM (Building Information Modeling) qui permet une vérification virtuelle et collaborative, facilitant la détection précoce des incohérences structurelles avant la construction. De plus, les ingénieurs doivent appliquer des marges de sécurité robustes et soumettre l’intégralité des calculs à des bureaux de contrôle indépendants. Ces étapes assurent la résilience et la fiabilité de l’ouvrage face aux contraintes environnementales et d’exploitation, transformant la sécurité d’une exigence normative à un engagement de durabilité technique.



